Les mers couvrent la majorité de notre planète et renferment des trésors que nous avons su exploiter : d’abord pour nous nourrir directement, ensuite pour améliorer nos récoltes terrestres. Dès le 4ème siècle, les algues servaient déjà d’engrais en Asie.

L’Europe a mis plus de temps à adopter la pratique. Ce n’est qu’au XIXe siècle que la fertilisation aux algues s’est répandue ici. Puis les engrais chimiques ont pris le dessus et l’habitude s’est perdue. Aujourd’hui, avec les préoccupations écologiques qui montent, on redécouvre les algues et autres produits marins comme fertilisants.

Au jardin, on dispose de nombreuses options marines. Le commerce propose des engrais à base d’algues, de farine d’os de poisson, d’émulsions de poisson et des produits riches en micronutriments d’origine marine. Si vous habitez près de la mer, récoltez vos propres algues pour économiser. Vous avez un bassin avec des poissons ou un aquarium ? L’eau qui s’y trouve regorge d’azote issu des déjections des poissons, parfaite pour l’irrigation. Le filtre à charbon de l’aquarium aussi accumule de la matière azotée, ne le jetez pas.

Les grandes algues brunes dominaient l’agriculture traditionnelle du nord de l’Europe, où elles abondent dans les eaux froides. Au jardin, les algues enrichissent aussi le compost grâce à leurs fibres qui le rendent plus spongieux. Sans oublier les nutriments essentiels : azote, phosphore et potassium.

Les recherches scientifiques sur les algues en agriculture montrent des résultats probants. Elles augmentent les rendements, accélèrent la germination des graines et renforcent les plantes. Résultat : une meilleure résistance aux maladies et aux ravageurs.

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